L'industrie automobile est une industrie au cycle long ( à comparer au temps qu'il faut après la plantation d'une chêneraie avant d'en bénéficier des premières récoltes de glands ). Ainsi, après 11 ans de recherche & développement la société lyonnaise
MCE-5 Development (
http://WWW.MCE-5.FR ) va démarrer la commercialisation de son moteur automobile VCR, à taux de compression variable, permettant de produire des véhicules conformes aux normes d'émission de polluant et de
réduire la consommation d'énergie de 20 à 40% grâce à une solution mécanique ( bielle et piston désaccouplés avec une roue dentée intercalée ) le
MCE-5 améliore l'efficacité énergétique de la combustion et réduit les pertes par frottements. A L'horizon d'une olympiade Jean François Roche le PDG de
MCE-5 Development espère un chiffre d'affaires de 800 à 900 M€ en vente de licences, le prix d'une licence variant de quelques dizaines à quelques centaines de M€ à quoi s'ajoutent des royalties.
La planification de la société serait la suivante :
* 1° semestre 2009 les 5 premiers véhicules prototypes MCE-5 de type Peugeot 407 seront disponibles pour des essais et présentés au public.
* Fin 2009, après plus d'un an d'essai les améliorations identifiées sont intégrées.
* Entre 2010 et 2012 un moteur abouti sera dessiné pour un véhicule d'un grand constructeur avec une commercialisation en petite série dès 2013.
* Il faudra attendre 2015 pour la production en en grande série : 7 millions de véhicules par an devraient être équipés avec le MCE-5 .
.
L'automobile, soyons réaliste, dépend toujours du pétrole.
Selon Vianney Rabhi le concepteur du MCE-5 , un moteur à taux de compression variable qui optimise le rendement : " l'automobile dépend toujours du pétrole à 98% tout simplement parce que nous n'avons rien trouvé de mieux. Le gros handicap de l'électricité, c'est la capacité de réduire les batteries, qui limite grandement l'autonomie des véhicules. L' hydrogène n'a d'intérêt que s'il est produit avec une source d'énergie abondante et bon marché ( la fusion nucléaire par exemple ). Il va falloir encore attendre quelques décennies...Enfin le principal problème des biocarburants est leur impact sur la nature, ils ne peuvent donc constituer qu'un appoint raisonné au pétrole. "
Quant au " buzz " du moteur à eau qui était au point, mais qu'une entente des grosses compagnies pétrolières empêchait la fabrication il y a des décennies que plus personne n'en parle, même les plus péremptoires, d'autant plus péremptoires qu'ils n'avaient jamais vu se réunir les membres de ce cartel du pétrole, ils devaient certainement revêtir des capes couleur muraille avant de se glisser pour se concerter dans une cave dont le soupirail ne laissait pas filtrer la lumière parcimonieuse de leurs lanternes à pétrole.
.
.
( sources : Le Progrès Economie du 2 septembre 2008 - Sébastien Graciotti - &
Le Journal des Entreprises du 5 septembre 2008 - Claire Pourprix - à l'occasion de la dernière levée de fonds de MCE-5 Development )