Les coups de cymbale et le tintamarre des casseroles provoqués par l'inconséquence, le panurgisme dans le manque de discernement et l'imagination de comptable de nos Excellences de la Finance, de la Banque et du Bankstérisme couvrent dans les médias sonores la petite musique des flûtes et des flageolets.
Et si la loi du plus faible, que l'on soit darwiniste ou créationniste, était la loi de l'évolution des espèces et des entreprises ? Du temps des dinosaures commençaient à trottiner des animaux plus petits que des souris ; sous le quasi-monopole du glouton en commissions Western Union on assiste à la naissance de WooGroup.
Pourquoi ce nom choisi par l'un des co-fondateurs du groupe Frédéric Drzewowski, l'autre étant Philippe Erb ( Der Spieler ) : Woo est un verbe anglais qui signifie " courtiser, faire la cour ", vu l'énergie que dans notre siècle matérialiste nous mettons dans notre vie, que beaucoup considère comme une annexe du travail à faire la cour à l'argent Woo semblait de circonstance. WooGroup selon les fondateurs véhicule l'idée de mouvement, de rapidité, de modernité. Le succès serait que dans le langage de tous les jours et dans toutes les langues il serait commun de dire : " fais moi un Woo de 80 € ", comme on dit à un créancier : donnez moi votre RIB que je vous fasse le VIREMENT.
WooGroup se définit comme un spécialiste du transfert et de la réception sécurisée à bas coût ( low-cost ) en réinventant ce métier monopolisé à 80% par Western Union.
Les transferts et les réceptions de cash à cash de WooGroup s'appuient sur 3 supports :
- les bornes automatiques de transferts et de réception d'argent et de services financiers ( ventes de cartes , paiements de factures, change...),
- les cartes prépayées rechargeables et internationales, des Visa ou Mastercard ayant les caractéristiques d'un porte-monnaie électronique.
- les téléphones mobiles, les fonctions transactions de paiement et transferts d'argent de ce " couteau suisse ".
Aujourd'hui, il y a plus de téléphones mobiles et portables que d'ordinateurs et quel que soit l'opérateur on peut effectuer des transferts d'argent et des transactions de paiement.
Philippe Erb l'affirme : WooGroup ne duplique pas le métier de Western Union mais le réinvente, son activité s'appuie sur un réseau de kiosques pour les transferts d'argent, les transactions cash à cash, mais aussi de carte à carte, déjà en Colombie les transferts d'argent domestiques de carte Visa à carte Visa peuvent s'effectuer dans des kiosques à couleur verte ( ce qui avait étonné Frédéric Drzewowski ).
La cible de WooGroup :
- les expatriés ( que le bénéficiaire ou le donneur d'ordre du transfert soit bancarisé ou pas ) ;
2 zones d'échange pour débuter : Etats-Unis - Mexique et Europe - Maroc.
En novembre 2009, avec la transcription en droit français de la directive européenne Single Euro Payment Area ( SEPA ) qui favorise les transferts d'argent WooGroup envisage de se développer sur d'autres marchés :
- France -Maghreb,
- France - Afrique francophone,
- Allemagne - Turquie,
- Grande-Bretagne - Inde.
Sa compétivité tarifaire est son atout, Western Union 340 00 bureaux dans le monde ) et l'ensemble des banques doivent rémunérer le coût de leurs guidait alors que WooGroup n'a pas d'agences.
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260 kiosques doivent être opérationnels en 2009, 50.000 dans 3 ans. Leur emplacement se négociera ou se négocie avec des chaînes importantes : supermarchés, fast-foods, stations-service, sociétés de transports rapides...ou des détaillants sur des sites stratégiques.
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Le marché serait colossal, en 2007 selon l'Ifad ( le fonds international pour le développement agricole ) 200 millions d'expatriés ont transféré plus de 311 milliards de dollars.
Philippe Erb, estime qu'il approche le trillion de dollars !
L'ONU la demande est prévue en accroissement jusqu'en 2050 - 2 millions d'expatriés de plus chaque année -
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WooGroup prévoit : en 2009 un chiffre d'affaires de 4 millions d'euros, en 2010 de 43 millions d'euros, d'ici 3 ans 200 millions d'euros ; la marge envisagée est de 9 % cette année, 29 % dans 2 ans.
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( sources : l'article de Romy Berthelot dans Entreprendre n° 225 de novembre 2008 et l'article de Pascale Besses-Boumard dans la Tribune du 11 février 2009 )