Encore une application iPhone : le pèse-personne wi-fi Withings de CRAZYPHONIE - voir : http://www.crazyphonie.com -
Le pèse-personne se connecte sans fil vie l'iPod ou l'iPhone. Toutes les informations sont enregistrées automatiquement ( poids, IMC, taux de masse graisseuse etc...)t permettent à 8 individus un suivi au jour le jour. Autant dire qu'il s'adresse aux personnes méthodiques, persévérantes et tenaces. Je profite de cet article pour insérer un petit pense-bête : si la division de votre poids par le carré de votre taille est une chiffre compris entre 18,5 et 25 vous êtes en forme.
CRAZYPHONIE, par un phénomène de mémoire involontaire, le même phénomène qu' provoqué le chant de la grive chez Chateaubriand ou l'odeur de la madeleine chez Proust, CRAZY nous évoque-t-il le sobriquet CRAZY LYONNAIS sous lequel à une époque, nos perfides amis d'Outre-Manche désignaient le Crédit Lyonnais et donc nos Banksters. Le quotidien Aujourd'hui en France, entre autres, nous a mis sous les yeux la photographie en pied des 5 hauts dirigeants de nos banques. La silhouette de ces dirigeants dans l'esprit inconscient du public est l'image de leur établissement. Une remarque deux de nos hauts dirigeants-salarié de Banques mutualistes et Coopératives sont en harmonie avec les statuts archaïques du mutualisme coopératif modernes au XIX ème siècle mais maintenant obsolète en ce début du XXI ème siècle. S'ils avaient au bec un cigare ( notre période de puritanisme hygiénique avec ses ligues de vertu et de morale le leur interdit ) ils seraient de véritables caricatures ambulantes de Banquiers du XIX ème siècle. Aussi si vous les aimez offrez leur ce pèse-personne high-tech. Ne moquons-nous pas du physique de nos Banquiers Mutualistes et Coopératifs, leurs Conseil d'Administration les ont choisi pour leur compétence et leur éthique : l'ARGENT n'est pas mis au coeur de leur action mais c'est au contraire l'HOMME qui est mis au centre de leur action, ils ne considèrent pas le profit comme une fin en soi, mais un moyen d'assurer le développement, la pérennité et l'indépendance de leur entreprise ; tel est le prêchi-prêcha du Mutualisme Bancaire. Aussi, pour eux revoir les bonus des traders à la baisse selon les injonctions du pouvoir politique n'est pas un problème rappelons-le inlassablement c'est l'HOMME qui est le centre de leur action pas l'ARGENT, cochon gras qui s'en dédit. Ce n'est pas l'appétit du lucre qui les guide, ils ne sont cupides ni pour eux-mêmes, ni pour les entreprises dont ils sont les salariés-dirigeants, ni pour leur ego. Aussi attendons-nous qu'ils mettent en place des clubs de réflexion, des " think tank " pour mettre en place : - des gouvernances " low-cost ", - des services " low-cost " pour leurs sociétaires-coopérateurs, des décisions en accord, enfin, avec les paroles du bréviaire coopératif et mutualiste ; plus manger gras, sucré mais se bouger pour leurs sociétaires et leurs clients.
Ne désespérons pas dans les campagnes publicitaires de notoriété des Banques il y a du bon, de l'excellent si parfois on a aussi du lamentable. L'excellent, la crème c'est la campagne de notoriété de la Banque de Postale, la championne du service de proximité et surtout des services à bas prix si on croit le mensuel économique Le Revenu. La Banque Postale a tout compris de ce qu'espère le Client de la banque de détail, c'est donc avec plaisir, tellement c'est bien exprimé que je cite le texte de leur campagne : Des Clients veulent le minimum de formalités, d'autres le maximum d'informations. Des Clients aiment se déplacer, d'autres que la Banque vienne à eux. Des Clients veulent qu'on les écoute, d'autres qu'on leur explique. D'autres aiment tout planifier, d'autres vivre au jour le jour. D'autres veulent un conseiller très présent, d'autres une Banque qui sait se faire oublier. Et toutes les catégories de clientèle devraient y trouver leur compte : - les Aisés, - les Décomplexés ( les optimistes ), - les Désimpliqués ( peu de besoins par rapport à leurs revenus ), - les Précautionneux ( les anxieux ), - les Gestionnaires ( ceux qui ont un rapport ouvert avec leur argent ), - les Contraints ( ceux qui ont une vision négative de leur situation ), - les Précaires ( les frustrés, frustrés de ne pas pouvoir payer ce qu'ils veulent ).
On a aussi le bon avec la campagne de notoriété de la Société Générale, les MAIS QUI AIDE ROSE ou HUGUES ou JEHANNE ; il faut toutefois apporter un rectificatif ce n'est pas la Société Générale qui les aide mais PIERRE, PAUL, JACQUES...les Banques faisant le commerce de l'argent avec l'argent déposé et épargné par leurs clients. On a aussi le bon avec NATIXIS ( mais oui ! ), avec la sponsorisation du club de rugby : le RACING METRO 92, avec les vues et les images du maillot de l'équipe loin d'être laid ceint par le solide et rassurant Sébastien Chabal. Et ENSEMBLE, la campagne de notoriété du Crédit Agricole février-mars 2009, comment la qualifier sinon d'illisible, d'incompréhensible, bref de lamentable, le type de campagne qui ne marque pas les esprits. Cette campagne semble avoir fini en queue de poisson. Elle n'aurait eu de sens à notre avis que si elle s'était terminée par cette annonce : enfin nos sociétaires-coopérateurs auront des services " low-cost ". Cela n'aurait été qu'une compensation à la longue période où passivement, tacitement ou cyniquement le PAYSAN a été plumé ( comme une oie ). Que demande en entrepreneur agricole ou un artisan rural lorsqu'il emprunte sinon pouvoir financer un bien, un outil de travail et non également des parts d'une coquille vide ( on appelle ça une caisse locale de crédit agricole ) ; par exemple emprunter 100 000 francs permettait d'utiliser 99 000 francs pour acquérir des biens et 1 000 francs pour des achats de parts de caisse locale. Au bout de 30 ans, au moment où on demandait le remboursement il était fait en monnaie de singe tant l'inflation entre-temps avait été soit rampante, soit trottante, soit galopante. Tous ENSEMBLE les sociétaires doivent avoir des services " low cost " Sinon à quoi bon être coopérateur pour avoir des services aussi coûteux et souvent plus qu'une vraie Banque qui n'arbore pas le nez de Pinocchio du mutualisme. Il est à craindre que pour nos sociétaires, se mettre à attendre qu'ils soient traités dans le concret comme des coopérateurs, équivaut aux Pantalons, aux naïfs horsains à se mettre à l'affût du DAHU sous la foi des indications de fourbes savoyards.
Si le Mutualisme n'est qu'une valeur ne reposant plus sur l'évidence et ne sécrétant plus qu'ennui, désaffection et abstention pourquoi ne pas entreprendre le chantier de la Démutualisation.