TRAVAILLER - avec son smartphone - pour VIVRE et non VIVRE - avec son smartphone - pour TRAVAILLER.
Le Fait précédant toujours le Droit il n'est pas étonnant si les avancées technologiques mettent la Justice face à des vides juridiques. Aux États-Unis, la loi fédérale de 1938 sur la rémunération des heures supplémentaires a été rendue obsolète par la généralisation des ordinateurs portables et des smartphones que les collaborateurs de certaines entreprises sont souvent tenus tacitement ou explicitement d'emporter partout. The Wall Street Journal précise que pour T-Mobile ces nouvelles pratiques sont devenues des " pratiques de travail standard " et par conséquence n'ont pas à être rémunérées en heures supplémentaires. " Les heures passées à envoyer des e-mails et à répondre aux appels téléphoniques de leurs clients en-dehors des heures de bureau doivent être rémunérées en heures supplémentaires " estiment des employés de T-Mobile USA et du cabinet de conseil en immobilier CB Richard Ellis et devant l'incompréhension de leur employeur ils leur intentent un procès pour obtenir des dédommagements....
A part les workaholics, ces malades qui souffrent d'une dépendance morbide au travail, les propriétaires et copropriétaires de leur entreprise qui peut les désavouer, l'esclavage salarial dû aux exigences patronales et de leur encadrement de petits chefs souvent " plus patron " que leur patron a des limites. En France, bien que seulement à ce jour 1.800.000 IPhones soient en circulation la question se posera certainement à plus ou moins long terme, de quoi enrichir de quelques chapitres le Droit du Travail.
source : The Wall Street Journal par le truchement de Les Echos du 12 août 2009 ( rubrique : dans la presse étrangère ).