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24 mai 2019 5 24 /05 /mai /2019 08:47

 

L’actionnaire ou le détenteur de parts du FCPE “Crédit Agricole Classique” qui souhaite poser des questions écrites peut, à partir du jour de la convocation à l’Assemblée et au plus tard jusqu’au quatrième jour ouvré précédant la date de l’Assemblée, soit le mercredi 15 mai 2019, adresser ses questions par lettre recommandée avec demande d’accusé de réception, au siège social de Crédit Agricole S.A. à l’attention du Président du Conseil d’administration, ou à l’adresse électronique suivante : assemblee.generale@credit-agricole-sa.fr, accompagnées d’une attestation d’inscription en compte.

Les réponses du Conseil d’administration sont aux questions adressées à la société en application des articles L.225-108 du Code de commerce et reçues au plus tard le quatrième jour ouvré précédant la date de l'assemblée générale, conformément à l’article R.225-84 du même Code.

 

 

Question envoyée par recommandé avec accusé de réception le 14 mai 2019 à 15.h.36 à la poste de LYON BELLECOUR mais dont l'accusé de réception du Crédit Agricole est daté du 20 mai 2019 indication de la lourdeur bureaucratique de cette importante administration qu'est le centre administratif de Montrouge.

Nous comprenons qu'aucune réponse n'a pu être apportée lors de la tenue de l'Assemblée Générale à METZ.

 

 

Renouvellement des mandats proposés à l’Assemblée Générale du 21 mai 2019

 

Le renouvellement des 4 mandats sera sûrement accepté car selon le principe 1 Action = 1 Voix la SAS rue La Boétie a la majorité des voix (56,3%).

L’actionnaire individuel minoritaire se pose la question suivante : alors que selon les chiffres de la MSA le nombre de chefs d”exploitation agricole est de 448 500 en 2018 pourquoi proposer au vote 3 notables ruraux en rupture d’exploitation agricole, certes expert en écosystème agricole mais dont on doute qu’ils puissent connaître les subtilités de sujets comme la conformité au droit (compliance), les services financiers spécialisés, la gestion de grandes clientèles...et être assez ouvert d’esprit et visionnaire pour maîtriser les évolutions apportées par la numérisation de l’économie.

Il est d’ailleurs incongru de se faire élire selon la règle 1 Action = 1 Voix alors que lors de leur mission de représentation devant les 10,1 millions de sociétaires détenant des parts sociales ces Présidents de Caisse Régionale de Crédit Agricole louent les valeurs du mutualisme sans d’ailleurs expliquer en quoi elles consistent et surtout la démocratie mutualiste et le principe 1 Homme = 1 Voix (quel que soit le nombre de parts souscrit).

L’actionnaire individuel peut légitimement se demander si la règle de vote mutualiste était appliquée à cette Assemblée Générale le mandat d’administrateur des 3 notables ruraux serait renouvelé.

Nous espérons que le Crédit Agricole sorte d’une gouvernance conservatrice et sclérosée et fasse son aggiornamento, la sociologie de sa clientèle et son modèle universel de banque la rende nécessaire.

 

Nous vous prions de croire, monsieur le Président, monsieur le Directeur Général, au respect des fonctions que vous occupez.

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17 mai 2019 5 17 /05 /mai /2019 09:58

SYNERGIE  vient du grec sunergia = coopération.

En physiologie c'est l'association de plusieurs organes pour l'accomplissement d'une fonction.

En médecine c'est l'addition la potentialisation des effets de deux médicaments.

En organisation d'entreprise, en économie c'est la mise en commun de plusieurs actions concourant à un effet unique avec une économie de moyens.

exemples : pour une banque c'est le regroupement de plusieurs points de vente en une seule agence, la suppression de distributeurs de billets trop coûteux, la fusion de postes de travail donc la diminution de la charge salariale. Un mot obscur pour définir des actions banales.

C'est dans l'ADN (de notre entreprise)

Quentin Périnel cite cette formule dans les 100 expressions à éviter au bureau et ailleurs.

Omniprésent dans le discours de ceux qui veulent "vendre" leur marque, leur entreprise, en s'aidant de la science : "vous savez chez nous les valeurs du mutualisme sont vraiment dans l'ADN de notre entreprise"

Traduction : chez nous tous les gens sont viscéralement attachés aux valeurs du mutualisme.

On a le droit d'en rire autour de la machine à café tant la culture d'entreprise vantée aux tribunes par les "costume-cravate-tailleur" est à mille lieues de celle observée au sein de l'entreprise.

     

 

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5 avril 2019 5 05 /04 /avril /2019 11:05

 

Qui veut faire l’ange fait la bête. (Pascal)

Interview de Flip et Flap dans l’Echo (voir la photo) , deux costume-cravate du groupe bancaire très mutualiste et très coopératif  Crédit Agricole.

Depuis Henri IV le Pont-Neuf s’appelle toujours malgré ainsi malgré son ancienneté, le Paris-Dakar le Paris-Dakar quoi qu’il se déroule en Amérique du Sud et le Crédit Agricole fort de moins de 500 0 00 comptes d’agriculteurs sur des millions et millions de comptes le Crédit Agricole.

Cet interview sans spontanéité et chaleur humaine qui sent l’huile de la lampe, la relecture, la correction pointilleuse, le conformisme et l’autosatisfaction la plus bancaire possible ne  peut intéresser que les spécialistes mais comme dans les ouvrages distrayants de Ponson du Terrail il contient une phrase aussi absurde que les célèbres : “il avait la main aussi froide que celle d’un serpent” ou “de la main gauche il ouvrit la porte de l’autre il cria : vive la République”.

Que pensez vous de : “DE PLUS NOS SYNERGIES INTERNES SONT UN MINERAI QUE D’AUTRES GROUPES CENTRALISÉS ONT DÉJÀ ÉPUISÉ “ (sic)

Il va d’ailleurs de soi que dans une entreprise il y a des synergies externes différentes des synergies internes qui ont  une densité supérieure à celle du charbon.

source :  Les Echos du 5 mars 2019 : Crédit Agricole : on est loin devant les néo-banques.

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23 février 2018 5 23 /02 /février /2018 11:22

      Pour proposer une nouvelle application mobile de gestion des finances personnelles, BforBank, la banque mobile filiale de Crédit Agricole, s’est placée aux côtés de la fintech Linxo.

source : PUBLI-NEWS 22 février 2018

 

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1 décembre 2017 5 01 /12 /décembre /2017 12:17

Harmonisation fiscale et la mauvaise foi du lobby mutualiste.

OUI À L’HARMONISATION FISCALE DES BANQUES ET D’ABORD COMMENÇONS PAR LA FRANCE.

BALAYONS DEVANT NOTRE PORTE.

 

PARLONS-EN À NOS DÉPUTÉS.

L’impudence et l’insolence des Banques au statut mutualiste dans leur tribune du 6 novembre 2017 a suscité l’ire de Denis Samuel-Lajeunesse (cf. son article dans les Echos du 21 novembre 2017 page 11 : Taxe dividendes : la mauvaise foi des banques mutualistes) que tout connaisseur de l’économie bancaire approuvera sans réserves.

Un point de comptabilité que tout sociétaire présent lors d’une assemblée de Caisse Locale peut se faire confirmer et expliciter, ces assemblées n’ayant pas unique objet un vin d’honneur ou un buffet dînatoire. Ces sociétés aux plantureux bénéfices ne distribuent pas des dividendes mais nuance sémantique des intérêts de parts sociales qui sont comme les dividendes la rémunération du capital apporté par des personnes physiques ou morales..

Les intérêts des parts sociales sont considérés fiscalement des charges déductibles et donc retranchés de l’assiette de l’impôt sur les sociétés.

Les dividendes des vraies banques (Société Générale ou BNP-PARIBAS)  ne sont pas des charges déductibles et ne sont versés qu’après imputation de l’impôt sur les sociétés comme tous les commerces sous forme de société (salons de coiffure, boulangerie etc…). Ces banque fiscalement suivent la règle commune imposée par TAX-MAN.

sI nos “fausses” banques (fausses pris au sens d’hypocrite vous l’aurez compris) doivent s’acquitter de la surtaxe temporaire d’IS ce n’est donc qu’un “petit retour des choses”..

Cette règle comptable représente une distorsion de concurrence vis-à-vis de ceux qui doivent réellement rémunérer le capital ; les mutualistes abusent de l’indifférence des sociétaires qui reçoivent un intérêt minimum sur des parts sociales au montant nominal fixe invariable non indexé sur le taux de l’inflation et jamais réévalués à proportion de la croissance de ces banques.   

Nous avons l’impertinence de rappeler que des banques pinocchio comme le Crédit Agricole ont pendant des décennies bénéficiées de l’exonération de l’impôt sur les sociétés, du privilège de l’ouverture de ses guichets le samedi et de la gestion des dépôts des études des notaires. Pas besoin alors d’une grande compétence commerciale pour enregistrer l’accroissement du nombre de leurs clients suite aux “accords de Grenelle de 1968” qui avec la mensualisation des salaires obligeait les entreprises à payer leurs salariés par chèques ou virements bancaires.

Ces privilégiés, ces bénéficiaires de droits quasi-féodaux ont un accès quasi-illimité à une forme de capital quasi-gratuit les parts de sociétaires. Ils n’ont pas besoin de passer sous les fourches caudines de l’AMF et de demander l’autorisation de leurs assemblées générales pour augmenter leur capital.

Et quel mépris du sociétaire du Crédit Agricole : pas de prospectus d’émission, pas de copie des statuts sociaux, pas de compte-rendu de la tenue des assemblées générales ; alors que les copropriétaires d’un immeuble croulent  sous des piles de documents  quel changement pour les propriétaires, ne riez pas, d’une banque mutualiste qui ne peuvent même pas avoir le droit de changer la couleur du paillasson de leur, ne riez pas,de  leur banque.

Il n’existe pas de contre-pouvoir face aux dirigeants de ces sociétés.

Les banques pinocchio, je veux dire mutualistes sont-elles plus vertueuses ?     

Même les poissons rouges se souviennent encore des déboires  d’Emporiki Bank (aucune commission parlementaire n’a été créée pour décrypter ce naufrage financier), la façon dont l’Etat a dû organiser le sauvetage des Caisses d’Epargne et des Banques Populaires en 2008, les prêts toxiques,  l’amende infligée au Crédit Agricole pour non-respect de l’embargo infligé aux ennemis des Etats-Unis : l’aveuglement cupide de nos financiers mutualistes nous faisant penser que décidément “ils vendraient les cordes qui serviront à les pendre” .

La pertinence économique du modèle mutualiste bancaire est posée.

Au nom de l'ÉGALITÉ de la concurrence il faut demander par écrit ou oralement à son député l'harmonisation fiscale des banques françaises.

 

Soit pour soulager les banques normales de la surcharge temporaire de l’IS traiter les dividendes et les intérêts des parts sociales comme des charges déductibles.

 

Soit ne plus considérer les intérêts des parts sociales comme des charges déductibles.

source : Le point de vue de Denis Samuel-Lajeunesse ancien président de la ci-devant Lyonnaise de Banque et ancien directeur général de l’Agence des participations de l’Etat.

Les Echos du 21 novembre 2017 page 11.


 

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10 novembre 2017 5 10 /11 /novembre /2017 10:08

Crédit Agricole lance Eko, nouvelle offre bancaire pour deux euros par mois

  • source : Publi-News mercredi 8 novembre 2017 
 
Crédit Agricole lance Eko, nouvelle offre bancaire pour deux euros par mois
 

Avec son offre Eko, le Crédit Agricole entend proposer une nouvelle offre claire et simple, accessible sans condition de revenus.

Un changement de cap vers la simplicité du groupe schizophrénique du moins si on en croit la dénomination de l'offre : Eko, on est loin du complexe BforBank, difficilement mémorisable, difficilement prononçable quand on le croasse même pour une oreille anglophone ; nom certainement imaginé par un pédantesque aréopage coupé de la réalité du commerce au moment où sa gouvernance était saisie d'hybris (ne se sentait plus pisser).

Dans le monde de la Télévision nous avons les "Gérard" , dans le mode des nouveaux noms de banque on pourrait créer les "Jo-René" en hommage aux anciens dirigeants du Crédit Agricole.

BforBank aurait eu le "Jo-René" sans conteste, c'est à dire la note F.  

"

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18 juillet 2017 2 18 /07 /juillet /2017 09:48

L’INDICE BIG MAC au taux des changes

du mercredi 12 juillet 2017


 

Il a 31 années The Economist créait “ The Big Mac Index “  

Cet index est basé sur la parité des pouvoirs d’achat. A long terme les prix devraient s’ajuster au prix d’un panier de marchandises d’une même nature.

Son panier contient une seule marchandise le  Big Mac  vendu dans la plupart des pays et confectionné avec les mêmes produits achetés sur place et confectionné et commercialisé avec les mêmes procédés (sauf en Inde ou la viande de boeuf est remplacé par le poulet).

Un index similaire pourrait être établi avec un produit de consommation courante tel que la bibliothèque Billy d’IKEA.

Cet index ne sert pas seulement pour les étudiants en économie à se faire du jus de crâne mais sert d’indicateur aux intervenants sur la marché des changes.

The Big Mac Index  suggère que le dollar que le dollar pourrait encore baisser de 16% par rapport à l’€uro. ( coût moyen du Big Mac dans l’espace euro : 4,47 $ contre 5,30 $ aux Etat-Unis ; coûts extrêmes : 6,76 $ en Suisse, 1,75 $ en Egypte.)

Lors des inflations galopantes évaluer les rémunérations, les fermages, les services en marchandises n’est pas une nouveauté, le Zimbamwé le vit actuellement.

Sous le Directoire Paul Barras et les autres membres du Directoire avaient leurs rémunérations exprimées en quintaux de blé.

Il n’y a pas si longtemps les propriétaires non-exploitants affermaient leurs terres en quintaux de blé ou hectolitres de vin.

 

L’inflation anéantit le pouvoir d’achat des parts et des obligations à montant fixe.

Ainsi une Part de Caisse Locale de Crédit Agricole ou Mutuel est remboursable après accord de L’Assemblée Générale de la Caisse Locale à sa valeur de souscription, c’est à dire à la valeur d’une rondelle de saucisson après des dizaines d’années d’inflation : on comprend que les politiques en relations incestueuses avec les banquiers et financiers aspirent aux bienfaits des pluies bienfaisantes d’inflation.

Étonnant, qu’avec une gouvernance corporatiste comme le Crédit Agricole dont les Présidents louaient leurs terres agricoles en quintaux de céréales et non en francs n’aient jamais réclamé ou n’aient fait pression sur les Pouvoirs Publics pour indexer la valeur des Parts de Caisse Locale sur un panier des produits de l’agriculture.

Il est peut-être temps pour être moderne de les faire souscrire et des les rembourser en Big Mac.

Las, que peut-on attendre de Présidents de carton-pâte inhibés par les techno-managers, comme le disait Chamfort “ l’importance sans mérite obtient des égards sans estime”.

 

source : The Economist n° 90 469 p.56 : Meal reversion.






 

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18 novembre 2016 5 18 /11 /novembre /2016 10:36

Le Crédit Agricole n'a plus depuis des décades le monopole du crédit à l'agriculture contrairement à ce que sa ringarde gouvernance corporatiste laisserait croire, lire le paragraphe ci-après.

 

« Acteur du monde agricole, Banque Populaire s’est tournée vers la Fédération nationale des coopératives d’utilisation de matériel agricole (FNCUMA) afin de répondre aux nouvelles attentes des agriculteurs et leur proposer un accompagnement au plus proche de leurs besoins, explique Mickael Le Nezet, directeur du marché des professionnels chez Banque Populaire.

Nous allons enrichir et déployer progressivement un ensemble d’offres et de services dans cette optique ».

 

source : Publi-News 15 novembre 2016

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15 novembre 2016 2 15 /11 /novembre /2016 10:26

 

Locam : tout le monde doit être beau, tout le monde doit être gentil.

 
 
 

Lu le 16 novembre 2016 dans Aujourd’hui en France le quotidien national du groupe LVMH :

 

Locam, la filiale du Crédit Agricole Loire Haute-Loire domicilié à Saint-Etienne organise cette semaine l’opération “ Fallait que je t’dise “.

L’entreprise propose à ses 274 collaborateurs de s’écrire des mots gentils.

 

Chaque message sympathique reçu sera accompagné d’une petite surprise offerte par la société.

 

Pourvu que ça dure.

 

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25 avril 2016 1 25 /04 /avril /2016 10:35

L'AMF aurait rejeté la demande de l'ADAM et donné raison à la Banque, nous reproduisons cet article pour information, néanmoins nous ne pouvons que regretter pour la compréhension des épargnants que les cotations des certificats coopératifs d'investissement des 13 Caisses régionales, titres émasculés du droit de vote ne soient pas éditées dans un compartiment spécial de la cote compartiment intitulé : titres cotés sans droit de vote. Aux assemblées des Caisses régionales, corporatisme agricole oblige, seuls les Présisidents de carton-pâte des Caisses Locales votent et assistent aux délibérations : c'est ça la démocratie du mutualisme à la sauce Crédit Agricole ! 

Le bras de fer entre l’Association de défense des actionnaires minoritaires (Adam) et le Crédit Agricole s’intensifie. Colette Neuville, la présidente de l’Adam (lire l’entretien ci-dessous), a adressé à l’Autorité des marchés financiers (AMF) vendredi ­11 et lundi 14 mars deux courriers visant à faire reconnaître les droits des porteurs de titres CCI (certificats coopératifs d’investissement) des Caisses régionales. Cette initiative fait suite à l’annonce mi-février du rachat par les Caisses des 25 % de leur capital détenus par Crédit Agricole SA, un projet baptisé « Eurêka », qui avait été bien accueilli par les actionnaires de Casa. Dans une lettre à Gérard Rameix, Colette Neuville demande au président de l’AMF, « dans le cadre des missions de protection de l’épargne et du bon fonctionnement des marchés et de la transparence de l’information ­confiées à l’AMF par le législateur, d’user des pouvoirs et de l’influence dont [il dispose] pour qu’une offre publique de retrait soit mise en œuvre sur les CCI et les CCA (certificats coopératifs d’associés) des Caisses régionales du Crédit Agricole, aux mêmes conditions de prix que celles qui sont offertes à Crédit Agricole SA dans le respect du droit au porteur et du principe d’égalité de traitement ».

 

Depuis l’annonce du projet Eurêka, plusieurs sociétés de gestion étaient en discussion avec l’Adam. La Financière Tiepolo et le fonds belge ValueSquare nous ont indiqué avoir mandaté l’association pour agir, et, selon nos informations, Moneta Asset Management et Amiral Gestion se sont également associés au mouvement. Quant au fonds américain Invesco, qui avait aussi été cité, il n’a pas souhaité s’exprimer sur ce dossier. Lors de la présentation du plan stratégique de Crédit Agricole SA, Philippe Brassac, le directeur général de la banque, a récemment estimé que l’opération de simplification capitalistique du groupe n’était pas un sujet de préoccupation pour les porteurs de CCI et CCA, soulignant que le rendement élevé des Caisses n’était nullement menacé en écho aux craintes exprimées par certains porteurs de titres.

 

Vous venez de vous tourner vers l’AMF pour contester l’opération « Eurêka ». Sur quels points porte votre demande ?

L’Adam a en effet adressé ces derniers jours deux lettres à l’AMF afin d’obtenir la mise en œuvre d’une offre publique de retrait portant sur les CCI (certificats coopératifs d’investissement) et les CCA (certificats coopératifs d’associés) des Caisses régionales, aux mêmes conditions financières que celles qui sont offertes à Crédit Agricole. Nous avons également envoyé des milliers de courriers aux présidents des Caisses locales et régionales de la banque. Il est très important que le plus grand nombre de porteurs individuels se manifeste maintenant auprès de l’AMF et des présidents de Caisses régionales. Le coût de l’OPR que nous demandons sur les CCI qui ne sont pas visés par l’opération Eurêka représenterait moins de 5 milliards d’euros. Une somme importante certes, mais supportable pour les Caisses régionales dont les fonds propres tangibles atteignent 77 milliards d’euros, et excèderaient encore de près de 20 milliards les minima réglementaires après l’OPR demandée. 

Qui sont les porteurs de CCI ? 

Ce sont en très grande majorité (80%) des particuliers, pour la plupart clients du Crédit Agricole. La durée de détention est de 10 ans en moyenne. La très faible liquidité des titres sur le marché est là pour le prouver. Les sociétés de gestion ne possèdent qu’environ 20% des CCI en circulation. Elles les détiennent le plus souvent de longue date pour le compte des particuliers qui leur confient leur épargne dans des produits d’assurance-vie ou d’autres produits de placements.

En quoi l’opération est-elle préjudiciable pour les porteurs de CCI ?

Cela entraîne tout d’abord la disparition de la garantie Switch 1 en vertu de laquelle les Caisses percevaient un intérêt de 9,34% sur les 5 milliards déposés chez CASA depuis la crise de 2008. Ensuite, parce que les Caisses régionales ne détiendront chacune qu’un faible pourcentage de SACAM, la structure qui va porter les CCA et les CCI rachetés à Crédit Agricole, ce qui est insuffisant pour leur permettre d’en consolider les résultats. Enfin parce que pour financer l’opération, les Caisses régionales vont contracter un prêt de 11 milliards d’euros auprès de Crédit Agricole SA, portant intérêt à 2,15%, un taux très élevé pour un prêt interbancaire.

Sur quels arguments juridiques vous fondez-vous pour contester la transaction?

Crédit Agricole se voit offrir le rachat de ses CCI/CCA avec une prime de 5% sur la valeur d’actif net, correspondant à trois fois le cours de Bourse des CCI de la plupart des Caisses régionales, au mépris du principe d’égalité de traitement qui figure pourtant en première place des principes généraux du droit européen, des sociétés, et boursier, principe qui de surcroît est la base du mutualisme. En ce qui concerne les CCI, ce principe est appliqué aux porteurs, selon la loi de 1947 sur le statut de la coopération, à propos du versement du dividende et du droit préférentiel de souscription. De plus, il existe pour les porteurs de CCI un droit de retrait qu’ils peuvent exercer à tout moment par application du principe du droit des contrats, selon lequel les engagements perpétuels sont prohibés. Les investisseurs en CCI disposent pourtant d’un droit à l’actif net prévu par les statuts des Caisses et inscrit dans les contrats d’émission des titres.

Pour justifier l’absence d’offre de sortie aux porteurs de CCI autres que Crédit Agricole SA, le groupe souligne que l’opération Eurêka ne correspond pas à une opération de rachat, et qu’il s’agit d’un « reclassement intragroupe ». Qu’en pensez-vous ?

Cette qualification de reclassement intragroupe est très contestable. Il faudrait tout d’abord que les contours de ce groupe soit établi. Or, en 2001 lors de la mise en place du schéma actuel, l’ex-COB a considéré pour donner son aval à l’opération, que les caisses régionales n’avaient pas une structure de groupe. De plus, dès lors qu’il y a paiement en espèce avec à la clé un chèque de 18 milliards d’euros, nous sommes bien en présence d’une vente, en l’occurrence par le Crédit Agricole SA, l’acheteur étant les Caisses régionales agissant au travers de leur filiale SACAM. Enfin, 44% du capital de Crédit Agricole SA c’est-à-dire beaucoup plus que la minorité de blocage (33%), sont détenus par des actionnaires minoritaires, extérieurs au groupe. On ne peut donc pas parler d’un reclassement interne. Enfin, en rachetant de concert au travers de leur filiale SACAM les certificats coopératifs de Casa à l’exclusion de ceux des autres porteurs, les caisses consentent un avantage particulier à la banque. Or, un tel avantage ne peut être consenti que dans le cadre d’une procédure spéciale, en droit des sociétés tout au moins.

Vous remettez également en question la pérennité des CCI qui donnent droit à dividende mais prive les porteurs de titres des autres droits détenus par les porteurs de parts sociales (droit de vote, contrôle de la gestion, … )

Les certificats d’investissement sont une espèce en voie de disparition. C’est d’autant plus souhaitable s’agissant des certificats coopératifs qu’ils sont mal encadrés, tant par la loi que par la réglementation boursière. Cela crée une incertitude juridique pour les porteurs de titres qui n’ont pas été informés de l’absence de protection et de tous les risques que cela comporte.

 
Propos recueillis par Krystèle Tachdjian

 

 

source : Investir.fr le 18 mars 2016

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