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26 février 2021 5 26 /02 /février /2021 10:54

 

Publicité en stations-service par affichage digital.

Fill Up Media 

“un bon produit, au bon moment, avec les bons hommes”

La société lyonnaise Fill Up Media est en croissance exponentielle depuis 2016. Sa dénomination ésotérique signifie dans la langue de Donald Trump : le plein, faites le plein d’essence ;  qu’il ne faudra pas confondre avec Feed Up la plateforme de streaming culinaire que Paul-Evan Diarra dit Latapie veut rendre opérationnelle en juin, pour cela il vient de lancer une campagne de financement participatif sur Kickstarter.  N’ergotons pas, c’est dans l’air du temps d’utiliser l’américain pour ne pas paraître franchouillard.

 Fill Up Media a obtenu la signature de plusieurs importants contrats ces dernières années : en 2017 la société décroche en effet la possibilité d’équiper de ses écrans toutes les stations-service du groupe Carrefour, en 2018 c’est au tour du groupe Total. Conséquence  Fill Up Media dispose de 4 000 écrans dans 600 stations-service en France et touche 4,5 millions de personnes chaque semaine.

Entre 2016 et 2019 Fille Up Media est passée d’un chiffre d’affaires de 600 000 € à 5 millions. En 2017 celui-ci atteignait 1,2 million, puis 2,4 millions en 2018 et 5 millions en 2019 et 2020. L’objectif de son fondateur Manuel Berland et de 20 millions de chiffre d’affaires en 2025 et aller progressivement hors de France. 

source : Le Progrès 23 février 2021 article de Jennifer Millet

 

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25 mai 2018 5 25 /05 /mai /2018 09:24

Hedy Lamarr du film EXTASE au WiFi

 

Une belle tête qui ne servait pas qu’à porter des chapeaux.

 

Une exception dans le petit monde des vedettes de cinéma et il ne s’agit pas des vertus d’un  sexe ou d’un autre mais d’une personnalité atypique, aucun acteur, aucun bellâtre genre Clark Gable, Rudolf Valentino, Louis Jourdan, Alain Delon ou Jacques Perrin n’ayant fait d’innovations scientifiques ou déposé des brevets d’importance.

A 18 ans Hedy Lamarr se fait connaître dans le film de Gustav Machaty EXTASE pour de mauvaises raisons (c’était un autre temps, c’était d’autres moeurs) à son grand dam et à celui du réalisateur, les qualités du film ayant été occultées par les brèves scènes jugées scandaleuses où elle apparaît nue ou simulant un orgasme.

Le dirigeant italien Benito Mussolini aurait obtenu une copie du film qu’il se serait fait projeter plusieurs fois.

Bref, elle se retrouve à Los Angeles et suit une carrière de vamp.

Celle pour qui “rien n’est plus facile que d’être une femme glamour” car “il suffit de ne pas bouger et de prendre un air stupide” met au point avec le pianiste George Antheil un système de codage aléatoire de fréquences (brevet des Etats-Unis n° 2 292 387 du 10 juin 1941) qui sera utilisé à des fins militaires autant qu’aux recherches menées ensuite sur le WiFi et le Bluetooth. Tous les smartphones utilisent la “technique Lamarr”.

En 1997, trois ans avant sa disparition l’Electronic Frontier Foundation, une organisation de protection des libertés sur internet lui remettra un prix ainsi qu’à George Antheil.

Un documentaire : Hedy Lamarr : from Extase to Wifi nous apprendra son parcours le 6 juin 2018.

Une traduction française de son autobiographie Ecstasy and me est parue en avril 2018 chez Séguier.

 

sources : la fiction historique de France-Inter du dimanche soir autant en emporte l’Histoire (avec commentaires de Bertrand Tavernier)

01net n° 886 du 2 au 22 mai 2018 l’EDITO du rédacteur en chef  Amaury Mestre de Laroque.



 

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10 mars 2017 5 10 /03 /mars /2017 10:45

 

Festival de mauvais spectacles en Espagne:

le festival

CUTRECON.


 

Et si le mauvais cinéma devenait un objet de culte ?

 

Au festival CUTRECON qui s’est tenu à MADRID la première semaine de février 2017 les navets (ennuyeux) et les nanars (involontairement amusants) ont été sur les écrans.

Pendant 5 jours les films les plus navrants - piètres acteurs, scénarios déplorables et réalisateurs médiocres - se sont succédé sur les écrans.

3 500 spectateurs cette année.

 

source: Le Progrès 1° février 2017.

 


 

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12 juin 2015 5 12 /06 /juin /2015 10:29

Le cinéma apprend à lire grâce au sous-titrage dans sa propre langue.

 

 

Joindre le plaisir,  l’agréable à l’utile te serait le résultat de Bollywood avec ses films parlant et écrit.

Acteurs au physique agréable, coeurs brisés, fortunes envolées, chants s’imprégnant dans la mémoire tel est le cocktail qui entraîne les spectateurs dans le rêve éveillé et leur apprend à lire si le film est ...sous-titré.

Les paroles des chants répétés leur permettent d pratiquer et de  comprendre plus de phrases et de vocabulaire complexe.

Les enfants comprennent mieux si les phrases sont enfermées dans des bulles, les adultes si les lignes sont en surimpression en bas d’écran.

L’idée vint à Brij Kothari de Planet Read (une organisation non gouvernementale) quand il tenta d’améliorer son espagnol en regardant des films en espagnol et regrettant qu’ils ne soient pas sous-titrés en espagnol.

Les Chinois qui ne parlent qu’un dialecte (estimé à un tiers de la population) et peinent à s’exprimer en mandarin mais savent lire l’écriture apprécient que beaucoup d films soient sous-titrés en chinois.

 

Depuis mi-1990 Planet Read a sous-titré des chansons dans plusieurs langues indiennes.

Une heure par semaine par Doordarshan, Zee Talkies la plus grande chaîne privée de l’état de Maharashtra (dont Mumhar la mère de Bollywood est la capitale) sous-titre chaque semaine les chansons de 10 films à l’heure de plus forte audience, audience évaluée à 150 à 200 millions d’indiens.

Une haute proportion sont des femmes, l’attrait de Bollywood aide à surmonter la difficulté de les persuader, dans les zones rurales, de fréquenter les écoles éloignées de leur foyer.

L’effet est plus prononcé pour les enfants. Une étude de Nielsen montre que seulement un quart des enfants deviennent de bons lecteurs à l’école, la proportion double s’ils regardent seulement 30 minutes par semaine des films aux chansons sous-titrées.

 

Entre 1991 et 2011 le taux officiel de personnes sachant lire est monté de 52% à 74% de la population mais seulement 400 millions savent à peine lire.

 

Pourquoi les cinéphiles sybarites aiment-ils les films sous-titrés en version originale (en salle et sur grand écran) ?

 

J’emprunte ces lignes, en le paraphrasant parfois à Claude Duneton dans on ouvrage “PARLER CROQUANT”

“Le doublage est impossible. Curieusement il n’est acceptable que dans un mauvais film.

Plus le film est réussi, plus il y a une correspondance intime entre le rythme intérieur des personnages, celui du texte et de l’image, plus il est difficile de casser l’un des éléments -le langage- sans casser l’un des éléments.

….Le génie d’une langue est lié au comportement physique du peuple qui le parle.

Claude Duneton rapporte ses impressions de spectateur de “LES NUITS DE CABIRIA” de Fellini une fois vue en version originale, la seconde fois doublée en français.

En français les scènes émouvantes étaient fades, les scènes mouvementées pleines de violence étaient fades. Le rythme de la langue française n’était plus en accord avec le rythme intérieur des personnages de l’écran.  “Giulate Masina, debout dans une rue disant “Che parla, che parla” avec un geste très latin, un moulinet du bras soulignant la répétition fastidieuse des mots traduit en français par “Il parle, il parle” n’était plus crédible (tonalité de la voix ne correspondant plus à la tension corporelle de l’actrice).

Ainsi une scène très mouvementée où des groupes de femmes en pèlerinage criaient “Madona ! Madona ! Madona ! “ en tendant les bras tombaient à plat parce que les “Madone ! “ et les “ Sainte Vierge Marie “ qui les remplaçaient n’étaient pas du tout de la même intensité...La langue française en l'occurrence aplatissait l’image. Le génie d’une langue est lié au comportement physique du peuple qui le parle….on parle une langue non seulement avec la bouche mais avec tout le corps.

Il ya bien sûr, les gestes qui soulignent la parole: notre gesticulation de français, plus brusque et plus vive à mesure que l’on descend vers le Sud et dans l’échelle sociale, le maintien réservé des Anglais, d’autant plus strict que l’on remonte dans la même échelle, avec parfois un brusque balancement du corps entier, ou un geste ample et sec de tout le bras qui paraît tout à coup exagéré..

 

sources : The Economist 25 avril 2015 n° 8935 . a bolly good read p 46

Le parler croquant de Claude Duneton.

 

 

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